"Mince qu’est ce que je voulais écrire moi déjà ?...  OUIIII !" (ampoule) "Ah non pas ampoule..."
A pardon vous êtes là ?! "Oui ça y est j'y suis !"

Un titre accrocheur !
Dans ma tête ont circulé des idées telles que « ma nouvelle coupe »,  « ma nouvelle tête », « mon nouveau style ». Mais pour parler d’un angiome… qui plus est pas vraiment nouveau…
Car oui aujourd’hui je vais vous parler de ça: de l’aspect durable et totalement ineffaçable (si ? mais non ?!)
Des « tâches de vins ».

Dans un monde où l’on gomme les aspérités à n’importe quel prix (comprendre LI-TE-RA-LE-MENT) et que l’on s’engouffre dans un univers en perpétuel mouvement, d’autres imposent ou se font imposer (dame nature reprends ses droits) un tatouage, une identité jusque dans leur peau. Intangible et inébranlable, elle est l’étiquette qui leur sera attribuée toute leur vie. Celle là ne se découpe pas, ne se jette pas, ne va même jamais passer en machine.
Car on n'en change pas comme de style, ou comme de coupe de cheveux et parce on ne choisi pas contrairement aux deux premières, de l'assumer, ni même le groupe d'appartenance auquel on veut adhérer. On adhère par défaut à celui des gens qui sont montrés du doigt.

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Pour répondre à ce qui diront qu’on peux bien sûr l’atténuer ou l’effacer complètement pour les plus chanceux, je répondrais qu’on ne peux pas effacer notre mémoire, pas sur commande du moins, et qu’un processus médical, même esthétique n’est jamais un « choix » libre, mais conditionné par une condition médicale (c’est la base), l’avis des spécialistes, l’avis de nos proches et moins proches, d’une vision de la société dans laquelle on vit (différente d’un pays à l’autre) et de la confiance que les autres nous inspirent, en grandissant. Chaque épreuve, chaque joie, chaque instant que nous vivons laisse une trace en nous, positive ou négative et nous invite à choisir un chemin, un « choix » plutôt qu’un autre.

Nous sommes tous coupable de juger de tout en permanence. C’est la seule façon qu’a trouvé notre cerveau reptilien de faire face à de nouvelles situations. Véritable catalogue de toutes les personnes qui ont un jour subrepticement traversé nos vies ou qui les ont transformé, notre cerveau a travaillé à notre insu.

Ainsi :
- toutes les personnes au un long nez sont devenues des menteurs et dissimulateurs invétérés ;
- toutes les Jeannine sont devenues de vielles dames tricotant sur un vieux plaid;
- toutes les Bernadette sont coquettes ou toutes les Emmas, les Lolas, les Catherines
en fonction de la récurrence de ses traits de caractères dans nos vies, nous les associeront à toutes nouvelles personnes que nous rencontrons, par association, comme lorsque notre cerveau complète une image floue par ce qu'il imagine le plus probable derrière cette inconnue.

Dès lors, que déduire d’un personne qui arbore un angiome ?
Qu’est que notre cerveau déduit ou imagine d’une information qu’il ne possède pas dans sa base de données ?
 1e - que la personne s’est blessé premièrement.
2e – que la personne à été frappé (et s’est laissé faire ?)
3e – que la personne est malade (?)
4e – que la personne est une anticonformiste invétérée (??)
Assumer sa différence revient-il à se marginaliser ?

Il y a bien plusieurs options, en fait je n'en voit que deux :
- S'isoler, choix par beaucoup contestable, nécessaire souvent pour prendre du recul, moins quand il dure et s'accompagne de culpabilité
Ou
- Adopter une attitude résolument sur de soi, un tantinet cynique qui désarme le plus vifs des assaillants
Mais l'humour et la dérision ne sont pas donnés à tout le monde.

Pour une minute de gloire lors d'un toast entre amis, on peut toujours opter pour une explication farfelue:
Certaines croyances imaginent qu'un angiome est la marque laissée par une arme dans le corps de notre précédente vie assassinée. (Un peu gore tout de même...).
Pour d’autres cultures c’est la marque d’un Dieu dont l'interêt se serait porté particulièrement sur notre progéniture (un peu égocentrique celle là).
Chez nous on préfère parler pour certains de baisers des anges.
C'est mignon, mais clivant non ? Certains en viendraient même a envier se privilège !

Et finalement quand des malades "imagaires" se baladent parmis nous tel des caméléons errants de diagnostiques en prescriptions sans jamais être considérés, on considère capitale de corriger ce qui se voit tout simplement...

Et vous, évitement,  humour, regard givrant, quelles sont vos stratégies de self-défense (hors catch, judo et autres taekwendo ^^ et s'en baffer personnes! Outch c'est dur là!...) ?